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Développement de l’écotourisme
Le programme de développement durable de l’écotourisme sera mis en œuvre dans deux zones : le Bas Delta du Saloum et le Delta de la vallée du Fleuve Sénégal. Il s’agit de développer les acquis de la conservation du patrimoine naturel et culturel au profit des populations locales, grâce à une meilleure prise en compte de l’environnement.
Contexte
Les flux touristiques en direction du Sénégal ont connu une croissance moyenne de 10% ces trente dernières années, pour atteindre 700. 000 arrivées en 2003, permettant ainsi à ce secteur de se hisser au second rang des filières d’exportation, avec 200 milliards de F CFA de recettes. Toutefois, à ce jour, seul le balnéaire est réellement promu avec des effets sociaux et environnementaux mal gérés.
Le pays dispose de ressources pour répondre aux nouvelles formes de demande (écotourisme, tourisme de découverte, pêche sportive, tourisme culturel, tourisme religieux), avec une position géographique lui permettant de jouer un rôle stratégique dans la sous-région ouest-africaine.
Par conséquent, il est nécessaire de mettre en place un programme de correction des distorsions observées dans le processus actuel de développement touristique.
Cette stratégie de développement durable du tourisme permettra de valoriser le potentiel écotouristique, et d’appuyer les nationaux pour qu’ils soient de véritables acteurs du processus de développement de ce secteur qui doit leur être profitable.
Objectifs
Les principaux objectifs du programme sont :
- Le projet de développement durable d’écotourisme ;
- L’écocertification et l’écolabélisation ;
- Le renforcement des capacités ;
- Et la visibilité du programme.
Résultats attendus
- Valorisation commune et durable des ressources naturelles ;
- Amélioration des conditions de vie des populations dans les zones estuariennes ;
- Meilleure protection des milieux naturels et mise en place de mesures efficaces contre la dégradation ;
- Inventaire des possibilités de valorisation économique des potentialités
écotouristiques ;
- Augmentation de la fréquentation des sites écotouristiques ;
- Diminution du taux de chômage dans les zones d’influence du projet ;
- Réalisation d’équipements collectifs au profit des populations ;
- Relance des activités économiques locales ;
- Revitalisation des événements culturels majeurs ;
- Harmonisation de la conservation, l’utilisation de l’espace et la biodiversité ;
- Création de Réserves Naturelles Communautaires ;
- Promotion de techniques et systèmes traditionnels de gestion des ressources
naturelles ;
- Implication des populations riveraines dans les activités de conservation, de
restauration et de valorisation des ressources naturelles ;
- Clarification des rôles et responsabilités des acteurs concernés ;
- Définition d’indicateurs sur la capacité de charge des écosystèmes naturels ;
- Information, formation et sensibilisation des groupes cibles.
Composantes
Le programme sera articulé autour de quatre composantes :
- Le Projet de développement durable d’écotourisme : avec l’Audit environnemental des hôtels et la Gestion des zones amodiées
- L’Ecocertification et l’Ecolabélisation : Le tourisme est une industrie qui a un impact significatif sur l’environnement. L’écolabélisation est assimilé au management environnemental. Il s’agit pour l’hôtellerie et le tourisme d’intégrer un système de certification pour de bonnes pratiques et de défendre un label type, à travers une démarche d’organisation et un processus de standardisation.
- Le renforcement des capacités : Il porte sur le développement des circuits écotouristiques, le développement des écomusées, l’appui aux campements villageois, la formation des écoguides, la réhabilitation des infrastructures (pistes, gués, postes de garde), les mesures de protection des noyaux durs du parc du Saloum, Gueumbeul, Djoudj et Langue de Barbarie, les mesures de protection dans les zones de transition, l’amélioration des revenus et des conditions de vie des communautés locales, par la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus etc. Cette capacitation des efforts est une activité pérenne.
- La visibilité du programme : Elle se compose de l’information et de la communication. La visibilité englobe l’information, la sensibilisation, l’éducation et la communication (ISEC). Les bénéficiaires directs (Organisations locales : Gie, Comités locaux), demeurent les populations in situ. Les bénéficiaires indirects sont les Communautés rurales, les Comités Locaux d’Ecoturisme, les groupements de volontaires des parcs et réserves et les Professionnels du tourisme.
Partenaires associés
Ministère chargé du Tourisme ; Environnement et Assainissement ; Culture & Communication ; Education Nationale ; Pêche ; Economie et Finances ; Affaires Etrangères & Union Africaine ; Urbanisme et Aménagement du Territoire ; Equipement et Transports ; Elevage et Agriculture ; Collectivités locales, Syndicats des Professionnels du Tourisme et de l’Hôtellerie ; Commission Nationale du Développement Durable.
Mis à jour le 20 septembre 2004
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