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Circuits découverte et patrimoine
L’objectif consiste à valoriser le patrimoine ayant un potentiel touristique comme outil d’un développement économique et durable, et de proposer un projet structurant favorisant l’émergence de Saint-Louis et de sa région comme une destination à part entière.
Réalisés avec l’appui de l’Ambassade de France au Sénégal, la Région Nord-Pas-de-Calais et l’association Initiative pour le Développement Durable, 5 circuits s’appuient sur des outils de valorisation du patrimoine (43 panneaux sur des monuments remarquables, une signalétique directionnelle routière et villageoise, de nombreuses brochures) et sur un plan de sensibilisation, formation et d’accompagnement des porteurs de projets locaux.
1- Saint-Louis, ville d’art et d’histoire
Les panneaux 1 à 31 racontent l’histoire de la ville de Saint-Louis, son architecture et son art de vivre. Le circuit de découverte urbain, qui démarre à partir de la gouvernance, permet notamment de découvrir les maisons et infrastructures de commerce, la mosquée historique et la zone militaire dans la partie Nord de l’Ile. Dans la partie Sud, l’accent est mis sur l’architecture privée (maisons hautes et basses) et les bâtisses d’époque coloniale (conseil, écoles, etc.). Sur le continent, la gare de Saint-Louis, l’Ecole des Otages et le Jardin d’Essai méritent également une visite.
2- Le Djoudj, parc naturel d’intérêt mondial
Situé à 60 kilomètres de Saint-Louis, le Djoudj, première zone humide d’importance au sud du Sahara, s’étend sur 16.000 hectares de lacs, de marigots et de terre. Troisième parc ornithologique du monde et classé patrimoine mondial par l’UNESCO depuis 1981, le Djoudj, accueille jusqu’à 370 espèces d’oiseaux : pélicans, flamants roses, chevaliers combattants, sarcelles, spatules, aigrettes, dendrocygnes, hérons, cigognes, grues, etc. Ainsi, de novembre à avril, plus de 3 millions d’oiseaux migrateurs d’Europe du Nord et de l’Afrique de l’Ouest y sont dénombrés. Une vingtaine d’espèces de mammifères peuple aussi le Djoudj : phacochères, hyènes, singes, gazelles dorcas, crocodiles, varans du Nil, etc.
3- Saint-Louis et le delta du fleuve, le règne de l’eau
La pêche : Principale activité des habitants de Guet-Ndar, la pêche se pratique par saisons au cours desquelles les hommes partent en haute mer. Guet-Ndar, le quartier des pêcheurs, impressionne par ses ruelles étroites toujours animées, l’incroyable enchevêtrement de ses habitations et l’alignement sur la plage de grandes pirogues bariolées adaptées au franchissement de la barre.
Makhana - « L’usine des eaux » (panneau n°32) : La station de pompage des eaux de Makhana, vieille de plus d’un siècle, conserve encore les plus anciennes machines à vapeur d’Afrique. Ces installations, véritables prouesses technologiques à l’époque, avaient pour objectif d’approvisionner Saint-Louis en eau douce tout au long des sept mois que durait la décrue et pendant lesquels l’île ne pouvait disposer que d’eau saumâtre en raison de la remontée de l’eau salée. L’usine de Makhana entra en activité en 1885 et fonctionna pendant 67 ans sans aucune avarie jusqu’à son arrêt définitif en 1952.
Le parc national de la Langue de Barbarie : Cordon de sable entre deux flots, la Langue de Barbarie, née de l’affrontement du fleuve et de l’océan, s’étire sur plusieurs kilomètres au sud de Saint-Louis. Un Parc National y couvre 2.000 hectares depuis l’estuaire du fleuve Sénégal. Filaos, palétuviers, palmiers et villages de maraîchers et de pêcheurs environnants y forment un ensemble remarquable.
La réserve spéciale de faune de Guembeul : Située à 10 km de Saint-Louis, c’est le premier centre d’élevage de la faune sauvage au Sénégal. Couvrant 720 hectares, elle accueille des gazelles, oryx, singes patas et tortues terrestres qui sont en élevage pour un repeuplement saharo-sahélien. La réserve abrite la gazelle dama mhorr qui est la plus grande et la plus belle en zone sahélo-saharienne ainsi que la plus grosse des tortues africaines, la sulcata geochelone.
4- Dagana et Richard-Toll, entre Diéri et Walo
Les paysages entre Diéri et Walo : Entre le Diéri, zone sèche favorable à l’élevage et le Walo, zone agricole inondable aux terres fertiles et au sol argileux, se succèdent villages peuls, wolof et même maure dans toutes leurs spécificités architecturales et culturelles.
Richard-Toll : la “folie” du Baron Roger (panneau n°33) : Cette construction est la résidence édifiée aux abords de Richard-Toll par le Baron Roger, premier Gouverneur civil du Sénégal de 1822 à 1827, dont le nom est lié à la politique de mise en valeur agricole commencée par le Gouverneur Schmaltz. Ce vaste bâtiment à étages construit au milieu d’un parc rappelle par son style certains châteaux (“folies”) du 18ème siècle en Europe.
Rosso, ville frontière : La ville de Rosso Sénégal, reliée par un bac à sa jumelle de l’autre rive, Rosso Mauritanie, ouvre la porte sur le désert mauritanien avec son embarcadère où affluent voyageurs et marchands.
Dagana, ville escale : le fort et les quais (panneaux n°34 et 35) : L’importance de Dagana en tant qu’escale découlait principalement de sa situation à l’endroit où le fleuve, du fait du resserrement de son lit, facilitait la traversée des caravanes le long de l’axe de transhumance Nord-Sud du lac Rkiz vers le Djolof. Afin d’assurer la protection du commerce sans cesse menacé par les razzias, un fort a été construit à Dagana vers les années 1820. A côté, des maisons de commerce du 19ème siècle, alignées le long du fleuve, donnent un caractère imposant et urbanisé à ce quartier de l’escale.
5- Podor et l’île à Morphil, entre caravelles et caravanes
Podor - Le fort et les quais (panneaux n°36 et 37) : Le premier fort de Podor fut créé en 1744 par Pierre Barthélémy David. Occupé par les anglais de 1758 à 1783, il est repris par les français puis abandonné en 1788, en mauvais état. Restauré en 1854 par le Capitaine de génie Faidherbe, futur gouverneur du Sénégal, le fort joua un rôle prépondérant dans l’établissement et le maintien de l’hégémonie française sur le fleuve Sénégal et en pays toucouleur.
Ile à Morphil - Le souvenir d’El Hadj Omar (panneaux n°38 à 42) : Issu d’une modeste famille du village d’Alwar dans l’île à Morphil, El Hadj Omar forma un empire qui s’étendait de Tombouctou au Fouta-Djalon. Il opposa une longue résistance à la conquête coloniale avant de disparaître dans les falaises de Déguembéré, au Mali.
Médina Ouro-Mahdyou - Le mausolée (panneau n°43) : Ce petit édifice, construit en 1926, avec ses bois et ses céramiques d’inspiration arabe, est le mausolée de Cheikh Amadou Mahdyou, défenseur acharné face à la conquête coloniale.
Mis à jour le 16 novembre 2004
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